1er Mai 2026 au Mali : les syndicats de l’éducation entre recueillement et appel à l’unité nationale
En ce lundi 1er mai 2026, la célébration de la Fête du Travail s’est déroulée dans une atmosphère de gravité au Mali, marquée par le deuil national décrété après les attaques terroristes du 25 avril.
Dans une adresse solennelle, le secrétaire général du BEN-SYNEFCT et porte-parole de la synergie des syndicats signataires du 15 octobre 2016, Ousmane Almoudou, a appelé à la suspension des festivités et à un sursaut collectif.
« En ce 1er Mai 2026, Journée internationale du Travail, nous devrions célébrer ensemble la dignité et les luttes du monde du travail. Mais le cœur n’y est pas », a déclaré le responsable syndical, donnant le ton d’une commémoration inhabituelle, dominée par le recueillement.
Un 1er Mai sous le sceau du deuil national
Dans son message, Ousmane Almoudou a rappelé le contexte dramatique ayant conduit les organisations syndicales à renoncer aux manifestations festives. « Le Gouvernement a décrété un deuil national suite aux lâches attaques terroristes […] Des militaires et des civils, nos frères et sœurs, sont tombés pour la défense de la Patrie », a-t-il souligné.
Face à cette tragédie, les syndicats de l’éducation ont opté pour une posture de respect et de solidarité. « Par respect pour leur mémoire, nous suspendons toute festivité », a-t-il affirmé.
Le responsable syndical a également rendu hommage aux victimes, en insistant sur la communion nationale dans l’épreuve : « Nous nous inclinons devant la mémoire de tous les disparus, civils et militaires. Nous présentons nos condoléances les plus attristées aux familles endeuillées et à la Nation entière ».
Sécurité et paix, conditions du travail décent
Au-delà de l’hommage, l’adresse a mis en lumière les enjeux fondamentaux liés à la sécurité dans le monde du travail. « Le premier droit du travailleur, c’est le droit à la vie et à la sécurité. Sans paix, il n’y a ni école, ni usine, ni champ, ni travail décent », a martelé Ousmane Almoudou.
Dans un contexte de crise sécuritaire persistante, les syndicats rappellent ainsi que les revendications sociales restent indissociables des impératifs de stabilité et de paix.
Un appel à l’unité et au soutien des forces armées
Enfin, le porte-parole de la synergie syndicale a lancé un appel à la cohésion nationale et à l’engagement collectif. « Nous appelons tous les travailleurs à l’unité, à la solidarité et au soutien aux Forces de Défense et de Sécurité », a-t-il déclaré.
Il a insisté sur la convergence entre lutte syndicale et défense de la Nation : « Notre combat syndical pour de meilleures conditions de vie est indissociable du combat pour la souveraineté et l’intégrité du Mali ».
Concluant son intervention sur une note de résilience, Ousmane Almoudou a exhorté les travailleurs à poursuivre leurs efforts au service du pays : « Le meilleur hommage que nous puissions rendre à nos martyrs, c’est de rester debout, unis et au travail, pour que vive le Mali ».
