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MOIS DE LA SOLIDARITÉ : 220 PERSONNES VULNÉRABLES SOUTENUES PAR LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET LES FEMMES DES OPS

Ndaarnews ·

À Bamako, le jeudi 22 octobre 2026, des dons de vivres, des kits non alimentaires et des appuis financiers destinés à des activités génératrices de revenus ont été remis à des personnes en situation de vulnérabilité. Une initiative qui associe assistance immédiate, autonomisation économique et promotion de la dignité humaine.

La solidarité s’est concrétisée, le jeudi 22 octobre 2026, sur l’esplanade du stade du 26 Mars, à Bamako. Dans le cadre de la 31ᵉ édition du Mois de la Solidarité et de la Lutte contre l’Exclusion, le ministère de la Santé et du Développement social, sous la conduite du médecin colonel-major Assa Badiallo Touré, et les femmes des Organismes de Prévoyance Sociale (OPS) ont uni leurs efforts pour apporter un soutien à 220 personnes vulnérables.

Pour la deuxième année consécutive, cette initiative mobilise des ressources en faveur des personnes confrontées à des difficultés sociales et économiques. Les bénéficiaires ont reçu des vivres, des kits non alimentaires ainsi que des appuis financiers destinés au développement d’activités génératrices de revenus (AGR). L’objectif est de répondre aux besoins immédiats tout en ouvrant des perspectives d’autonomie financière.

L’action a été menée avec la participation des femmes de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS), de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), de la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) et de l’Agence nationale d’assistance médicale (ANAM), en collaboration avec celles de la Direction nationale du développement social (DNDS) et de la Direction nationale de la protection sociale et de l’économie solidaire (DNPSES).

L’initiative accorde une attention particulière à des catégories de personnes exposées à des situations de précarité, notamment les femmes victimes de fistule obstétricale, les femmes en fin de détention et celles victimes de violences conjugales.

Au-delà de la distribution de biens matériels, cette démarche entend apporter une réponse adaptée aux difficultés rencontrées par ces femmes et favoriser leur réinsertion sociale et économique. Le soutien aux activités génératrices de revenus constitue, à cet égard, un levier pour renforcer leur capacité à subvenir à leurs besoins et à retrouver une plus grande autonomie.

Présidente de la commission d’organisation, Koné Astan Ly a insisté sur la portée humaine de cette mobilisation. Pour elle, la solidarité ne se limite pas à la valeur matérielle des dons, mais se mesure également à l’attention accordée aux personnes les plus fragiles. « Les dons que nous remettons aujourd’hui ne sont pas des objets, mais plutôt des messages », a-t-elle déclaré, soulignant ainsi la dimension humaine de l’initiative.

Au nom des bénéficiaires, Mme Balla Sia Konaté a exprimé sa reconnaissance au ministre de la Santé et du Développement social ainsi qu’aux femmes des OPS pour leur engagement. Qualifiant cette action de « Bamouna », symbole de protection et de réconfort, elle a également formulé le souhait de voir cette initiative se poursuivre dans la durée.

Prenant la parole, le ministre de la Santé et du Développement social, le médecin colonel-major Assa Badiallo Touré, a rappelé la complémentarité entre l’assistance sociale, la protection sociale et la justice sociale. Trois dimensions qu’elle considère comme essentielles pour répondre aux vulnérabilités, prévenir les risques et agir sur les inégalités.

« L’assistance soulage l’urgence, la protection sociale prévient les risques, la justice sociale cherche à corriger durablement les inégalités », a-t-elle souligné, tout en saluant la contribution des femmes des Organismes de Prévoyance Sociale.

Cette approche met en évidence la nécessité d’articuler les interventions d’urgence avec des mécanismes de protection et des actions favorisant l’inclusion durable des personnes vulnérables. En soutenant des activités génératrices de revenus, les organisatrices entendent ainsi aller au-delà de l’aide ponctuelle et contribuer à l’amélioration des conditions de vie des bénéficiaires.

Cette deuxième édition de l’initiative illustre la mobilisation des structures de prévoyance sociale et des services publics autour des objectifs du Mois de la Solidarité et de la Lutte contre l’Exclusion. Elle rappelle également l’importance de la coordination entre les acteurs institutionnels et les organisations engagées dans l’accompagnement des personnes en difficulté.

Si les dons permettent de répondre à des besoins immédiats, leur portée à long terme dépendra notamment de la continuité de l’accompagnement et des possibilités offertes aux bénéficiaires de développer leurs activités économiques.

À travers cette action, la solidarité se présente ainsi comme un engagement qui dépasse la remise de dons : elle vise à préserver la dignité humaine, à renforcer l’autonomie des personnes concernées et à favoriser leur participation à la vie sociale et économique. Des objectifs qui demeurent au cœur des enjeux de cohésion sociale et de lutte contre l’exclusion au Mali.

ARAMATOU TRAORE

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