juillet 2, 2026

Débat d’orientation budgétaire 2027-2029 : le Gouvernement présente sa trajectoire économique devant le Conseil national de Transition .

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KAKAKA

Réuni au CICB, l’atelier consacré au Débat d’orientation budgétaire a permis au Gouvernement d’exposer les grandes orientations de la programmation budgétaire pluriannuelle, tandis que le Conseil national de Transition a réaffirmé son rôle de contrôle et de suivi des finances publiques.

Bamako, La salle Balla Moussa du Centre international de conférences de Bamako (CICB) a accueilli, lundi, l’atelier consacré au Débat d’orientation budgétaire (DOB), une étape prévue par les textes encadrant la préparation des finances publiques. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le premier vice-président du Conseil national de Transition (CNT), l’Honorable Hamèye Founè Mahalmadane, en présence du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, du président de la Commission des Finances, de l’Économie, du Plan et de la Promotion du Secteur privé, l’Honorable Mamadou Touré, ainsi que de plusieurs membres du CNT et de responsables de l’administration parlementaire.

Dans son intervention introductive, le président de la Commission des Finances a rappelé l’importance de cette rencontre, qui s’inscrit dans le processus d’élaboration du budget de l’État et permet aux représentants de l’organe législatif de prendre connaissance des orientations économiques et budgétaires du Gouvernement avant l’examen du projet de loi de finances.

Prenant la parole, le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a présenté les principales orientations du Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP), élaboré sur la base d’hypothèses macroéconomiques retenues par le Gouvernement. Le document expose notamment les prévisions relatives aux recettes et aux dépenses publiques, à l’évolution de la dette ainsi qu’aux objectifs d’équilibre budgétaire pour la période 2027-2029.

Selon le ministre, le Débat d’orientation budgétaire constitue un cadre destiné à assurer la cohérence entre le futur projet de loi de finances et les objectifs de la politique économique définis par l’Exécutif. Il a indiqué que cette programmation s’inscrit dans les orientations de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033 et prend en compte plusieurs priorités gouvernementales, notamment les questions de sécurité, l’approvisionnement en produits pétroliers ainsi que les actions conduites dans le cadre de la Confédération des États du Sahel (AES).

Le ministre a également rappelé que cette édition est la neuvième organisée depuis la mise en œuvre du budget-programmes en 2018, une réforme visant à renforcer la performance de la gestion publique et à améliorer le contrôle parlementaire sur l’exécution des finances de l’État.

Concernant les perspectives macroéconomiques, le Gouvernement prévoit, pour la période 2027-2029, une croissance moyenne du produit intérieur brut (PIB) réel de 6,5 %, une inflation maintenue en dessous du seuil communautaire de 3 %, un taux moyen de pression fiscale de 14,6 % et un déficit budgétaire moyen de 2,2 %, conformément aux critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le ministre a toutefois précisé que ces prévisions restent liées à l’évolution du contexte sécuritaire et sociopolitique ainsi qu’à la poursuite des réformes engagées.

À l’issue de son intervention, Alousséni Sanou a salué l’accompagnement du Conseil national de Transition dans l’adoption des textes législatifs nécessaires à la mise en œuvre des réformes économiques et financières.

d’orientation budgétaire constitue une exigence prévue par les textes régissant les finances publiques. Selon lui, cet exercice permet au Gouvernement de présenter à la représentation nationale les orientations de sa politique budgétaire à moyen terme ainsi que les principaux paramètres économiques susceptibles d’influencer la préparation du budget.

Il a souligné que ce rendez-vous contribue également au renforcement des capacités des membres du Conseil national de Transition dans l’exercice de leurs missions relatives à l’adoption de la loi de finances, au contrôle de l’action gouvernementale et à l’évaluation des politiques publiques.

Se référant aux dispositions de l’article 51 de la loi organique relative aux lois de finances, le premier vice-président a indiqué que le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle doit notamment présenter les perspectives d’évolution des recettes, des dépenses, de la dette publique, de la situation financière des entreprises publiques ainsi que les objectifs d’équilibre budgétaire à moyen terme.

Évoquant les réformes internes du Conseil national de Transition, Hamèye Founè Mahalmadane a fait état de plusieurs mécanismes destinés à renforcer la gouvernance administrative et financière de l’institution. Il a notamment cité l’adoption d’un Manuel des procédures administratives, financières et comptables, venu compléter les dispositifs déjà en vigueur, parmi lesquels figurent le Code d’éthique et de déontologie, le Règlement financier et les mécanismes de contrôle interne.

Le premier vice-président a également indiqué que, depuis le 1er janvier 2026, les émoluments des membres du Conseil national de Transition sont pris en charge par les services compétents de l’État, conformément aux dispositions de la loi organique n° 2025-037 du 31 juillet 2025.

En clôturant la cérémonie d’ouverture, il a réaffirmé l’engagement du Conseil national de Transition à poursuivre l’exercice de ses missions institutionnelles dans le cadre du processus de refondation de l’État, tout en rappelant les objectifs de développement fixés par les autorités à long terme.

LA REDACTION

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