juin 12, 2026

Sanctions contre l’Iran : Washington, Moscou et Pékin à couteaux tirés

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Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est transformé, hier mardi à New York, en théâtre d’un nouvel affrontement diplomatique autour du nucléaire iranien. Avant même d’aborder le fond du dossier, les grandes puissances se sont divisées sur une question pourtant élémentaire : les sanctions internationales contre l’Iran sont-elles toujours en vigueur ?

La Russie et la Chine ont tenté d’empêcher la tenue d’une réunion consacrée à l’application de ces sanctions. En face, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et leurs alliés ont imposé la poursuite des débats à l’issue d’un vote procédural tendu. Une scène qui illustre l’ampleur des fractures au sein du Conseil de sécurité sur le dossier iranien.

Au cœur des inquiétudes : l’évolution du programme nucléaire de Téhéran. La veille, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a reconnu que ses inspecteurs avaient perdu la trace d’une partie du matériel nucléaire iranien, notamment plusieurs centaines de kilogrammes d’uranium enrichi à 60 %. Un niveau proche du seuil militaire.

Pour les Occidentaux, cette opacité justifie le retour des sanctions prévues dans le cadre de l’accord de Vienne signé en 2015. Après le retrait unilatéral des États-Unis décidé par Donald Trump en 2018, l’accord s’est progressivement effondré, tandis que l’Iran multipliait les entorses à ses engagements nucléaires.

Mais Moscou et Pékin rejettent la légitimité de ces sanctions. La Russie accuse les pays occidentaux de vouloir instrumentaliser le Conseil de sécurité pour accentuer la pression sur Téhéran. La Chine, de son côté, estime que les frappes américaines et israéliennes menées ces derniers mois contre des sites nucléaires iraniens ont aggravé la crise et compromis les efforts diplomatiques.

Avec Onu

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